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Alimentation : mon parcours

21 juin 2014

Aussi loin que je m’en souvienne, je n’ai jamais aimé la viande. Je me rappelle des conflits fréquents qu’engendrait ce dégoût. Malgré tout, j’en mangeais… mais je me posais quand même beaucoup de questions. Je ne comprenais pas que l’on puisse aimer ça : la vue et le goût du sang, la chaire si difficile à mâcher. Et puis, quelques années plus tard, il y a eu le scandale de la vache folle. J’étais encore à l’école primaire mais je me souciais déjà énormément de ma santé (hypocondriaque power). Et là, j’ai trouvé les premiers arguments pour refuser.

Je suis devenue « celle qui n’aimait pas la viande ». J’étais Thifaine, la difficile.

Ma famille tolérait cette particularité : à table, j’avais toujours droit à ma petite remontrance mais je n’étais plus obligée de manger de la viande.

En grandissant, j’avais de nouvelles préoccupations que je transposais à mon alimentation

A l’adolescence, j’ai essayé de « faire attention » à mon poids puis, à la fac, je mangeais « équilibré ». J’avais un corps mince mais mou et un visage abîmé par l’acné. Mon moral et mes résultats sanguins n’étaient pas franchement bons. Un jour, on m’a diagnostiqué une carence très importante en fer. Epuisée, j’ai décidé d’écouter les conseils des médecins et de mon entourage : je me suis mise à manger de la viande, rouge et crue. Je croyais alors avoir trouvé ma « voie » : la viande rouge crue a la particularité de n’avoir presque pas de goût et, hachée, elle a la texture d’une purée de pommes de terre. Je ne consommais pas quotidiennement de la viande crue mais j’essayais de me maintenir à une fois par semaine.

En parallèle, je suis devenue accro, littéralement, aux produits laitiers. Je pouvais manger 4 à 5 yaourts par jour et manger du fromage à tous les repas (et même en dehors).

Je me donnais bonne conscience en me disant que j’avais besoin de protéines vu que je mangeais peu de viande/poisson/œuf.

A 14 ans, j’ai ingurgité du Roaccutan© pendant un an. Etant une fille, on m’a obligée à prendre la pilule pendant le « traitement » (grossesse et Roaccutan© sont incompatibles). Après ce traitement, ma peau était en effet plus belle mais elle ne l’est pas restée indéfiniment (et surtout à quel prix ! Les effets secondaires sont nombreux et douloureux). L’acné se localisait davantage dans le bas du visage : « Vous souffrez d’acné hormonal. A part prendre une pilule adaptée, des antibiotiques et utiliser des soins coûteux et non remboursés, il n’y a rien à faire ». J’ai donc changé/testé des pilules et autres soins « dermato » (j’essaie de ne pas trop penser à l’argent que j’ai pu perdre…).

Et puis, à 22 ans, après 8 ans d’utilisation, j’ai décidé d’arrêter de prendre la pilule

Pour un tas de raisons trop personnelles. Et là, ce fut… le chaos hormonal, l’horreur absolu. Mon corps reprenait le dessus et me le faisait chèrement payer. Après des mois de souffrance, j’ai cédé et décidé de la reprendre. Mais là, rien ne s’est passé comme prévu : ma peau ne guérissait pas, mon ventre me faisait souffrir en permanence, ma tête explosait à cause de migraines, j’étais triste et épuisée.

J’ai décidé, une bonne fois pour toute, d’en finir avec cette saleté.

L’arrêt a été brutal, les conséquences aussi : acné encore plus sévère qu’avant Roaccutan©. Sur le visage, sur le haut du dos… c’était devenu mon complexe : jamais de sortie sans fond de teint, jamais d’épaules dénudées, une douleur difficile à supporter tant les kystes étaient nombreux.

Nous sommes alors en avril 2013. Je viens de m’installer avec M. Autant vous dire que la nouveauté de notre relation a décuplé mon complexe ! Mais il m’a aimée comme ça et m’a appris à lâcher prise. Même s’il ne comprenait pas encore très bien mon choix d’arrêter la pilule, il comprenait encore moins le fait de prendre des antibiotiques pour me soulager (on n’est pas pro médicaments chez nous…).

Au même moment, on s’est inscrit dans une salle de sport

On a toujours eu le sport dans les veines et dès notre rencontre, « la salle » est vite entrée dans notre routine quotidienne. Comme je l’explique dans mon article « Work in progress : a new me ! », la pratique sportive a révolutionné notre quotidien et on a décidé de modifier notre alimentation. Et ma peau a commencé à me remercier.

En décembre 2013, intriguée par quelques lectures sur la relation entre la peau et les intestins, je décide de rechercher via mon ami Google « comment soigner l’acné de manière naturelle ». Et c’est ce jour-là que ma via a pris le plus gros virage.

En 1h, j’ai survolé une multitude d’articles qui évoquaient les méfaits du lait, du gluten, du sucre, du sel, de la viande, de la cuisson… et j’ai ENFIN compris pourquoi je souffrais de tous ces maux (cutanés et intestinaux), de toute cette fatigue et lassitude. J’ai donc bousculé peu à peu mes habitudes alimentaires, sans pour autant supprimer tous ces produits : ma peau et mon ventre se portent de mieux en mieux. J’ai également retrouvé une énergie et une joie de vivre qui m’avaient depuis longtemps désertée. Sachez, toutefois, que ce parcours n’a en aucun cas été un long fleuve tranquille et je continue de tâtonner et de tester !

Si le sujet vous intéresse ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire, je serai ravie de pouvoir échanger avec vous.

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5 Commentaires

  • Répondre Elise 22 avril 2015 à 16 h 37 min

    C’est très personnel comme question mais comme tu ne prends plus la pilule (je ne peux que te soutenir vu les mésaventures que j’ai pu avoir avec), tu utilises quoi comme méthode de contraception ? Je pense passer au DIU cuivre mais je ne suis pas encore prête. Et pareil pour moi, je suis en train de changer progressivement mon alimentation, alors je vais suivre tes recettes avec assiduité :) bon courage pour la suite du parcours !

    • Répondre Thifaine 22 avril 2015 à 19 h 30 min

      Sujet délicat ;) je n’utilise pas de contraception, que du naturel. J’ai 27 ans : on ne cherche pas forcément à avoir un enfant mais si ça arrivait, on serait prêt et heureux :)

  • Répondre Elise 23 avril 2015 à 11 h 12 min

    ah d’accord je comprends ^^

  • Répondre Jessica 14 mai 2015 à 21 h 54 min

    Je me retrouve bien dans cet article, je n’ai jamais beaucoup aimé la viande non plus (c’est fatiguant à mâcher! ^^). Juste une question, tu dis que tu as eu une carence en fer importante, est-ce que tu as trouvé une solution? (la viande rouge a fonctionné?). J’ai ce problème et je prends des compléments, mais à chaque fois que j’arrête mon taux de fer retombe, c’est décourageant..
    Sinon je viens de lire un peu tout ton blog, c’est très motivant ; ça donne envie de se lancer :)

    • Répondre Thifaine 17 mai 2015 à 11 h 05 min

      Merci pour ton commentaire :) Alors, je ne mange plus du tout de viande depuis quelques années maintenant et ma dernière prise de sang (février 2015) était très bonne. Les légumes verts apportent eux aussi énormément de fer. Mais je t’avoue que je ne fais pas trop attention à ça quand je prépare ma liste de course (il faudrait !). Je fais également des cures de spiruline qui apporte pas mal de nutriments. J’espère que tu trouveras ce qu’il te faut en tout cas, parce qu’une carence en fer, ce n’est franchement pas drôle !

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