Maternity

La nidification et moi

27 septembre 2016

S’il y a bien une chose qui m’a totalement surprise durant la grossesse, c’est le phénomène de nidification. Les femmes enceintes développeraient durant le dernier trimestre grossesse une envie irrépressible de préparer un cocon douillet pour accueillir leur petit. Je n’avais absolument pas conscience que j’en étais moi-même la victime jusqu’à ce que Maxime me le fasse remarquer (avec son tact légendaire)(« Mais qu’est-ce que tu as ?! Tu vas t’arrêter 5 min, oui ?!« ).

Ça a commencé dès le début de mon congé maternité : je n’arrivais pas à prendre conscience du temps libre que j’avais devant moi, je ne voyais que l’échéance se rapprocher et la liste des tâches s’allonger. Pour ma part, j’ai eu envie de changer toute la maison, de réaliser les travaux en attente avec comme bonne excuse « Quand la petite sera là, on n’aura plus le temps, ni l’envie » (ce qui sera sûrement vrai, d’ailleurs). Ainsi j’ai commencé par faire des listes : pour les travaux, pour le ménage, pour la valise de maternité, pour les achats de bébé, pour le blog, pour YouTube, etc. Et, plus le neuvième mois approchait, plus je me sentais mal, des warnings n’arrêtaient pas de sonner : « Ça approche, ça approche ! Dépêchez-vous !« .

Alors, j’ai décidé qu’il fallait que tout soit fait avant la naissance de notre petit bout et je ne sais pas d’où le courage est venu mais j’ai ressenti un gain d’énergie considérable. Je crois avoir rayé toutes les lignes de ces listes, il reste quelques petites choses à fignoler mais, dans l’ensemble, Mademoiselle peut arriver, tout est prêt pour l’accueillir. Et, croyez-moi, vous me prendriez pour une folle-dingue si je vous montrais mon planner des dernières semaines… J’avais, en effet, étalé la réalisation des différentes tâches sur plusieurs semaines : un petit peu chaque jour.

Tout y est passé :

  • Les placards et les tiroirs de toute la maison ont été triés, lavés et rangés (oui, oui, même celui des sous-vêtements !),
  • La voiture a été révisée et lavée,
  • Notre cellier/buanderie a été entièrement déconstruit puis reconstruit pour gagner en surface mais aussi en praticité (ça, c’était le point critique… celui qui m’a tiré quelques larmes d’angoisse),
  • La liste de naissance a été finalisée,
  • La valise maternité a été préparée tout comme le reste de la chambre,
  • Les tapis et le canapé en tissu ont été désinfectés (merci la vapeur),
  • Les lessives et le repassage en attente ont été réalisés,
  • La paperasse est à jour,
  • Les derniers achats maman/bébé ont été effectués.

Je dois encore rapporter à la pharmacie les médicaments non utilisés ou périmés, et déposer un carton de fringues au relais.

En clair, tout, absolument tout, a été passé en revue ! Et quel bonheur… J’ai ressenti un vrai soulagement en achevant cette liste titanesque. Je vous assure, ça n’a l’air de rien mais tout ça prend un temps fou, même quand on ne travaille pas. D’ailleurs, j’ai juste une crainte : celle de regretter de ne pas avoir profité de ces dernières semaines de « liberté ». Alors pour n’avoir aucun regret, depuis que le rythme n’a plus besoin d’être aussi soutenu, je prends beaucoup de temps pour moi : je me balade, je lis assise à une terrasse de café, je joue, je lis… Bref, je profite en toute sérénité !

Bon, j’ai quand même de plus en plus peur de perdre les eaux en public. Je sais que ce n’est pas si fréquent de rompre soudainement la poche des eaux mais disons que je m’éloigne de moins en moins de la maison, surtout si je suis seule :)

Vous aimerez aussi

2 Commentaires

  • Répondre Maman Nouille 30 septembre 2016 à 9 h 30 min

    Ton article fait du bien à lire, on a l’impression que tout est en ordre, c’est apaisant XD
    Pour ma part, deuxième grossesse en cours, et on a déjà des choses qui bougent dans notre appart même si c’est encore lent puisque je me sens handicapée par mon état (je voudrais par exemple acheter une grosse armoire mais je sais bien que je ne pourrais pas aider l’homme à la monter puisque ça demande de porter des choses lourdes).
    Je redoute surtout de me retrouver dans la même situation que pour mon premier avec un déménagement une semaine avant l’accouchement, un état des lieux deux jours avant (et donc du ménage jusque là) et un retour de maternité aux milieux des cartons. Le camping pendant de longs mois!

    • Répondre Thifaine 4 octobre 2016 à 12 h 12 min

      Je n’imagine même pas l’angoisse que tu as dû ressentir en accouchant en plein déménagement. Il en faut du courage !

    Laisser un petit mot